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Journée internationale du chien guide

Publié le 29 avril 2026

À l’occasion de la Journée internationale du chien-guide, ce mercredi 29 avril, la Ligue Braille rappelle l’importance cruciale de ces chiens d’exception et met en avant le travail minutieux et exigeant qui permet à chaque chien‑guide d’accompagner une personne aveugle ou malvoyante vers davantage d’autonomie.

Un parcours rigoureux dès les premières semaines

La formation d’un chien-guide commence bien avant son arrivée sur le terrain. La Ligue Braille collabore exclusivement avec Purpose Dogs. Cette association a développé un programme d’élevage basé sur une sélection des meilleurs reproducteurs, permettant d’éviter de nombreux problèmes congénitaux, qui peuvent mener à l’exclusion du chien.

À l’âge de huit semaines, le chiot est accueilli chez les dresseuses professionnelles de la Ligue Braille : Katrien et Paulien vont lui apprendre les bases comme la propreté et entamer sa socialisation. Cette étape, primordiale, est assurée uniquement par nos dresseuses. Parce que les exigences sont très hautes à l’égard des chiens-guides d’aveugles, nous faisons le choix de ne pas déléguer cette étape à une famille d’accueil.

Sélection stricte et formation intensive

Vers un an, chaque chien passe une évaluation complète : santé, comportement, aptitudes physiques et mentales. Seuls les chiens répondant à tous les critères poursuivent la formation. Les mois suivants sont consacrés à un entraînement intensif dans des environnements variés : rues, transports publics, centres commerciaux, zones rurales… Le chien apprend à se déplacer et à guider en sécurité, éviter les obstacles, analyser son environnement et prendre des décisions essentielles pour la sécurité de son futur utilisateur.  Il apprend également à associer le port du harnais avec la notion de travail. Sans harnais, il est un chien « ordinaire ».

La recherche du match parfait

Former un chien-guide, c’est aussi former un binôme. La Ligue Braille accorde une attention particulière à la mise en relation entre le chien et la personne aveugle ou malvoyante. De nombreux critères sont pris en compte : rythme de marche, environnement familial, habitudes de déplacement, besoins spécifiques… L’utilisateur apprend à comprendre son chien, à interpréter son comportement et à collaborer avec lui au quotidien. Ensemble, ils construisent une relation de confiance qui deviendra le cœur de leur autonomie.

Un suivi à vie

Même après la remise officielle, le chien reste propriété de la Ligue Braille, garantissant un suivi continu. Des visites régulières, au moins deux fois par an, permettent d’assurer le bien-être du chien et la sécurité du binôme. Les dresseurs restent disponibles à tout moment pour offrir soutien et conseils.

Si, à n’importe quelle étape, le bien-être du chien ou la sécurité de l’utilisateur ne peuvent être garantis, le parcours est adapté ou interrompu, et une autre orientation est recherchée pour le chien.

Actuellement, nos dresseuses ont 2 chiots en charge : Nanou et Mickey. Deux autres rejoindront le dressage en juin prochain.

Enfin, vu le temps que dure la formation, l’attente peut être longue pour les personnes aveugles et malvoyantes. 12 personnes sont actuellement sur notre liste d’attente. 

Un investissement important, rendu possible grâce à la solidarité

Un chien‑guide formé représente une valeur d’environ 40 000 €. Les interventions publiques varient selon les régions :

  • Flandre : 28 500 €
  • Bruxelles (Iriscare) : 7 420 €
  • Wallonie (AVIQ) : 5 000 € (révision en cours)

Grâce aux dons, la Ligue Braille peut prendre en charge le reste des coûts et offrir ces chiens gratuitement aux personnes aveugles ou malvoyantes.

Rappels utiles (et nécessaires)
Lorsqu’il porte son harnais, le chien-guide est en train de travailler. Même s’il est assis, calme ou même endormi, il ne faut jamais le distraire, l’appeler, le caresser et encore moins lui donner à manger. Si vous souhaitez interagir avec le chien, demandez toujours la permission à son maître.
La loi belge garantit aux personnes aveugles ou malvoyantes le droit d’accéder aux lieux publics avec leur chien-guide, sans frais supplémentaires. Il est donc illégal de refuser l’entrée à une personne parce qu’elle est accompagnée de son chien-guide. Malheureusement, nous entendons encore, trop souvent, nos bénéficiaires nous expliquer que des restaurants, des magasins ou des taxis ont refusé l’entrée à leur chien-guide. Ce qui créé une énorme frustration et un grand sentiment d’injustice.

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