Pascale De Coster

Pascale De Coster, une femme active de 53 ans, est entrée en contact avec la Ligue Braille en 2007, son attention ayant été attirée par une publicité dans le journal du dimanche. Depuis, elle fait partie d’une sympathique équipe de volontaires qui accompagne les personnes aveugles et malvoyantes lors d’activités créatives au Club Braille d’Anvers. 

Pascale De Coster

Pascale a toujours eu des doigts de fée. Aujourd’hui, elle bricole tout en soutenant les membres du Club Braille. Elle les aide par exemple à réaliser des montages floraux, des bijoux, des broches en feutre... Bref, toutes sortes de petits gadgets que les membres du Club peuvent offrir fièrement à leur famille et leurs amis.

« À la base, je n’avais aucune expérience avec les personnes aveugles et malvoyantes », raconte Pascale. « J'ai trois enfants et, deux jours par semaine, je garde quatre jeunes enfants après l'école. Comme je suis quelqu'un de créatif et de sociable, l’appel de la Ligue Braille m’a vraiment interpellée. Le volet artistique du « job » a vite été complété par un volet plus profond : en tant que volontaire, vous devez prêter une oreille attentive aux récits des personnes qui souffrent d'un handicap visuel. Les personnes déficientes visuelles que j’aide sont souvent seules à la maison. Le Club Braille est toujours un moment que j’attends avec impatience, tout comme les membres. La satisfaction que cela me procure quand je rentre chez moi le soir est incroyable. Je me sens comblée et heureuse. Et cela n’a pas de prix. En plus, un troisième volet rend le volontariat pour la Ligue Braille encore plus intéressant : la relation très étroite qui se noue entre les volontaires du Club Braille. Je pourrais presque dire que nous sommes devenues copines, ce qui est assez extraordinaire. »

La satisfaction que cela me procure quand je rentre chez moi le soir est incroyable.

Pascale est aussi active lors des excursions culturelles pendant lesquelles elle guide les personnes handicapées visuelles. Elle les aide pendant toute la journée, les accompagne pendant le trajet en bus, le repas de midi, etc. « Pour pouvoir bien s'occuper des personnes souffrant d'un handicap visuel, les volontaires suivent deux journées de formation par an. Tout le monde n’est pas fait pour une telle mission. Les personnes aveugles et malvoyantes ont souvent besoin d’une structure, mais en même temps il faut les stimuler et les inciter à devenir autonomes. On sent vite quand quelqu’un est fait pour cette tâche. J’ai ainsi poussé une des mes amies à participer à une journée de formation et, depuis, elle est aussi volontaire à la Ligue Braille. »